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Marathon du Beaujolais ; que des bons souvenirs.


Voilà plus d’une semaine que j’ai franchi la ligne d’arrivée. Après avoir douté de ma préparation et de mes capacités, je ne garde finalement que des bons souvenirs ; la course, ma course, les supporters, mes supporters et l’ambiance !!! C’était très grisant.
J’ai commencé ma préparation pour ce marathon au 15 septembre, avec 2 sorties par semaine. Mon tour fétiche à Andrézieux (pendant les entraînements de foot de Clément) sur les bords de Loire avec 15 kilomètres environ, et des chronos allant de 1h à 1h15 suivant les jours. Au bout d’un mois, j’ai essayé de rajouter un 3ème entraînement par semaine en fonction de mon emploi du temps, sur les chemins autour de Chevrières. 10 jours avant le marathon, j’ai participé au semi-marathon de Bonson, histoire de reprendre un peu l’ambiance de course et de faire un petit test sur mon allure ; 15 km sur une base de 5 min/km puis accélération sur la fin (pour ne pas avoir la sensation de rester sur ma faim à l’arrivée), temps final : 1h43. Compte tenu de cette expérience, je décide donc de rester prudent pour le marathon et de partir sur une base de 5min15 à 5min30/km.
La semaine avant le jour J fut calme ; mardi 8 km de footing en douceur et vendredi 6 km de marche à pieds. Le petit régime alimentaire en place ; légumes, fruits et pâtes avec une proportion de féculents croissante au fil de la semaine + 2.5l d’eau par jour + le complément alimentaire conseillé par David : Isoxan Sport Endurance. Physiquement, je me sens bien, aucunes douleurs. 
Pendant cette dernière semaine, quelques petits doutes s’installent : Est-ce que je suis assez entraîné ? Est-ce que je vais arriver au bout tout simplement ? C’est 42.195 km quand même, jusque là ma plus grande distance courue est 23 km, après c’est l’inconnue !
Le vendredi après-midi, je suis allé à Villefranches, au village Marathon, pour retirer mon dossard, quelle foule, c’est impressionnant ! Impossible de trouver une place de parking à la taille de mon fourgon, je finis par me poser sur des zébras devant la sous-préfecture. Après environ 3/4h de queue, je repars, mon dossard en poche, avec des premières impressions un peu speed. J’étais bien content de l’avoir fait la veille pour pouvoir ne penser qu’à la course le lendemain.
Vendredi soir, les Rageys soupent et dorment chez nous, Fabien s’est proposé pour faire mon assistance. Au menu  du souper ? une petite bière pour signer mon appartenance aux CAPsul’TEAM et des pâtes !!! Après avoir préparer mon sac pour le lendemain, je me couche plutôt serain.
Le jour J, réveille à 6h pour un dernier repas ; 2 tartines au miel et encore des pâtes. Je commence à bien boire. La pression est là mais je me sens bien. Avec Fabien, nous décollons de la Bertholière vers 8h00. Corinne et Benoît se sont levés pour m’encourager, c’était très réconfortant de vous sentir avec moi aussi fort.
Le trajet se déroule sans encombre notable, si ce n’est les 3 ou 4 arrêts pipi !! Et oui, j’étais super bien hydraté !!!
Arrivé à Fleurie à 9h45, j’enfile un short et le maillot des Capsul’team. La météo est douce, c’est idéal. Ca y est je suis prêt. Fabien, toujours là m’accompagne jusqu’au départ et récupère ma veste dernier moment. Une petite tape dans la main pour m’encourager et je quitte mon assistance. Je me retrouve seul face à mon objectif au milieu de 1550 coureurs. Une saine et bonne ambiance règne sur ce marathon, beaucoup de concurrents sont déguisés, sono à fond. Quelques petits étirements, et ça y est le départ est donné par un décompte au micro. Mon objectif 1er est d’arriver au bout, le 2ème est de le faire en moin de 4h si possible. Placé dans le dernier tiers, il faut attendre quelques minutes pour commencer à courir dans les petites rues de Fleurie. Le départ est lent, il faut que le peloton des 1550 coureurs s’étire un peu. Un petit coucou à Fabien placé non loin du départ. Peu à peu, je prends mon rythme de 5min30 que je me suis fixé et je commence à doubler pas mal de concurrents. Les kilomètres vont s’enchaîner comme ça sur les petites routes du beaujolais, frénétiquement. La 1ère partie est légèrement vallonnée, plutôt descendante, sans grosses difficultés, mais je sais qu’il faut en garder sous le pied pour les 5 km de monté au 32ème kilomètre. Les ravitaillements sont placés la plupart du temps dans les châteaux des grands crus du beaujolais et même parfois jusque dans les caves avec différents groupes musicaux qui se chargent de l’animation.
Merci à Christophe, qui est venu m’encourager avec Daisy en deux endroits différents, la deuxième fois, il a même couru un moment avec moi !! C’était au 24ème kilomètre, je ne le reverrai pas avant l’arrivée. Au 25ème, c’est Fabien que j’ai revu, appareil photo en main. Au 26ème j’ai enfin croisé mes supporters les plus chers : Corinne et Benoît, accompagnés de Fabienne. Une tape dans la main à chacun et Benoît emboîte mon pas pour courir un moment avec moi en me tenant la main ; cela donne plein de courage. (Préparer un tel évènement sportif impose quelques sacrifices qui perturbent parfois la vie familiale, un grand merci Benoît et Corinne d’être encore là pour m’encourager). Je croise à nouveau mes supporters, tous réunis vers le 30ème kilomètre et Benoît m’accompagne encore sur un petit bout de chemin. Pour m’encourager il me dit : « vas-y papa, c’est maintenant qu’il faut tout donner ». Encouragements très gentil, mais je lui ai répondu, avec une lucidité qui m’étonne encore, que c’était trop tôt pour tout donner (la grande montée se profilait devant moi), et que je m’en souviendrai  dès que j’en aurai fini avec ces dénivelés positifs.
J’aborde ces 5 km de monté en réduisant mon allure : 5min45 à 6min / kilo. Je m’attendais à beaucoup souffrir sur cette partie du parcours. Les jambes commençaient à faire mal. J’ai fait attention aux crampes… Et puis finalement, je suis arrivé au bout de cette montée presque facilement ! Disons que j’avais imaginé un scénario beaucoup plus difficile que ça. A la vue du panneau 38 km, je me suis dit ça y est, je tiens le bon bout, maintenant plus question de lâcher si près du but, mon premier objectif était en train de se réaliser. L’émotion commençait à monter en moi. Mon 2ème objectif pour finir en moins de 4h était encore incertain, le chronomètre tournait inlassablement… J’avais repris un rythme de 5min à 5min15/kilomètre, avec 40 bornes dans les pattes, je n’en revenais pas.
41 km. Quand j’ai passé ce panneau, ce fut royal ; les jambes ? même pas mal !!! Juste assez de lucidité pour me souvenir des paroles de Benoît, alors j’ai tout donner.
Des barrières traçaient maintenant le chemin au milieu des spectateurs dans les rues de Villefranches. Tout d’un coup, dans le brouhaha de la foule, j’ai reconnu la voix de Corinne (Fabienne était avec elle mais je crois que je ne l’ai pas entendue), je l’ai cherché du regard, tout allait vite, c’était la fin, je ne l’ai pas vu mais qu’importe, son enthousiasme m’a donné un « turbo » pour les 400 derniers mètres. Traversée du marché couvert, dedans la sono à fond résonnait entre les murs. Attention à la sortie ; quelques marches d’escalier ! Il ne fallait pas tomber !!! Corinne était encore là. Plus que le tour de la petite place, le panneau 42 km et ce fut le sprint final (c’est en tout cas la sensation que j’ai eu) jusqu'à la délivrance sur un beau tapis rouge. Fabien en bon reporter était sur la ligne d’arrivée avec Benoît.
Mes deux objectifs sont atteints : je suis Marathonien en  3h57. Je me classe 519ème sur 1550 partants environ.
L’arrivée était bien encadrée par les organisateurs, ils étaient nombreux et très attentifs à tous les finishers. Remise d’une coupelle de dégustation en guise de médaille + une bouteille d’eau + une bouteille de beaujolais nouveau + une couverture de survie sur le dos pour ne pas prendre froid. Je tiens à souligner le très bon travail des organisateurs, tout était irréprochable.
Au bout du tapis rouge, j’ai retrouvé Corinne, Benoît, Fabien et Fabienne. J’ai été très ému, touché par leur soutien, et tellement heureux d’avoir réussi. Nous avons retrouvé la famille Rivière aussi, Christophe, Claire, Guillaume et Louis ont raté mon arrivée de quelques minutes.
Ensuite, passage au ravito obligatoire, et je commence quelques petits étirements. Un bus faisait la navette pour emmener les coureurs vers un gymnase où j’ai pu profiter des douches et surtout des massages !! Deux jeunes kinés se sont occupés de mes jambes pendant 10 bonnes minutes avec des étirements en profondeur.
L’après midi s’est terminé par une traversée de Villefranches, au cœur de la fête du Beaujolais nouveau, pour aller chez les Rivière faire une bise à Laura (elle était à son entraînement de gym), et manger une brioche.

Pour faire un petit bilan, j’ai le sentiment d’avoir bien géré ma course, exactement sur les bases que je m’étais fixé, avec une bonne lucidité du début à la fin. Mes inquiétudes sur mon niveau de préparation sont effacées. Je pense que j’aurais pu faire un meilleur chrono en courant les 30 premiers kilomètres sur des bases plus rapides, je ferai mieux la prochaine fois. Ma récupération a été très rapide, en 2 jours je n’avais plus mal aux jambes !!! Vivement le prochain marathon, que je puisse, je l’espère, améliorer mon chrono !!!

Merci à tous ceux qui ont pensé à moi.
Merci Lionel pour ton mail, le beaujolais a bien coulé à flot pour moi !
Merci Frédérique pour ton SMS, et pour tes docs sur l’alimentation.
Merci David pour ton SMS, je me suis bien éclaté.
Merci Christophe et toute ta famille d’être venu me supporter.
Merci Fabienne pour tes encouragements et d’avoir été là tout simplement pour moi.
Merci Fabien pour l’assistance avant, pendant et après la course et pour ta présence tout au long du parcours.
Merci Corinne et Benoît pour le courage et le soutien que vous m’avez donné, du départ à Chevrières jusqu’à l’arrivée.

 


       Une capsule comblée
       Jean-Noël

 

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