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Ma forestière !

 

La forestière de St Alban ? Fastoche ! du gâteau ! pour  ceux qui sont arrivés les premiers, c'est-à-dire pour ceux qui ont réussi à se taper 18km300 (et je tiens à souligner 300 ! ça compte) et à s’avaler 675m de dénivelé en 1h 16

Pour moi, ce fut une autre paire de manches (ou de baskets) malgré les quelques tours de chauffe proposés par mon grand bonhomme en guise de préparation ! 

Tout d’abord, mon impression au départ : des coureurs partout : des grands, des forts, des bien équipés, des jeunes des moins jeunes (mais en pleine forme !)…et surtout, 3 autres capsules, Jean-No, Fred et Fabien et tout un groupe de supporters : femmes et enfants aux cris stridents et tonifiants! voilà de quoi réconforter et se sentir prêt à gravir des montagnes.

Un coup de pistolet…Non ! Ce n’est pas un nouveau meurtre prêt à alimenter la rubrique faits divers du Progrès ou à faire le plus gros titre du JT de TF1 : c’est le départ ! Et quel départ ! Comme les 200 coureurs (et quelques), je cours, je vole et je m’accroche. Mais après 2,5 petits km et des encouragements très appréciés de nos supporters, la côte commence et…n’en finit plus ! Je grimpe alors à mon rythme et je vois au loin se détacher devant moi le t-shirt de Jean No dont je n’arrive plus à lire les lettres imprimées (il faudra que je prenne RDV chez l’ophtalmo). En fait, les 4 capsules se sont réparties sur l’ensemble du parcours (volontairement bien sûr): Fred devant , Jean No au milieu et Fabien et moi à la fin. Quelle organisation ! Quelle classe ! Comme cela, nos supporters ne s’ennuient pas ! Il y a toujours une capsule à applaudir tout au long de la course !

Je grimpe lentement (  à voir tous les coureurs qui me doublent ) ; mais sûrement ! sans être trop fatigué, en pensant aux fruits secs et à l’eau fraîche qui m’attendent au prochain ravito ! Le sentier est magnifique ; j’apprécie la fraîcheur du sous bois, et la belle cascade qui a moins de difficultés à couler que moi à avancer ! L’ambiance est à la fête, un orchestre joue en plein milieu des bois en notre honneur !. Tout au long du parcours, des gens nous encouragent, nous tendent des éponges. Je ne cesse de remercier, ce qui me fait perdre mon souffle mais la politesse passe avant tout ! J’ai particulièrement apprécié l’éponge tendue par mon fils Baptiste (même si elle était un peu sèche…). Parfois, je marche, (mais je tiens à dire que je ne suis pas le seul !). D’autres fois, je fonce même si le sentier reste très pentu. Je puise un peu de forces en pensant régulièrement à Séverine, championne des Kikourou, à la douleur de ses parents , de sa sœur et de son compagnon. J’ai la chance de pouvoir courir, d’avoir la santé pour le faire ce qui est un cadeau inestimable. Je dois donc m’accrocher et continuer de plus belle. Tout en faisant de cette course une sorte d’hommage…Et c’est comme cela, grâce à ces pensées, aux encouragements, aux éponges, au  pain d’épice, aux pruneaux et aux abricots secs grignotés aux ravitos et un peu grâce à mes jambes, que j’arrive, a cha peu, en haut de la montagne ! (911 m, c’est pas une montagne ça ?) Si j’avais eu un drapeau à l’effigie des Capsules, c’est sûr, je l’aurais planté ! De belles foulées m’ont permis de descendre à un rythme de croisière (de toute façon, il m’était impossible de courir plus vite : j’avais l’impression de me désarticuler). Après 9 km de descente, je suis parvenu à l’arrivée, chaleureusement applaudi par la tribu des Capsules .

Mon temps : 1h54 pour une 97ème place. Je suis content. L’essentiel était de réussir la totalité du parcours. Voilà qui est fait !

Après une bonne douche, la journée s’est terminée chez Fabien et Fabienne. Merci à eux et merci aux Capsules de me faire vivre ces bons moments. (mais voilà que je me mets encore à remercier et que je risque à nouveau d’en perdre le souffle !!!!)

Lionel

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